Investir en private equity : FCPR, FPCI et fiscalité 2026

Sablier et pièces illustrant l'investissement à long terme en private equity via FCPR et FPCI

Comment accéder au private equity en tant qu’investisseur particulier ?

L’investissement en private equity était historiquement réservé aux institutionnels et aux grandes fortunes capables d’engager plusieurs millions d’euros sur 10 ans. La réglementation française a progressivement créé des véhicules permettant à des investisseurs particuliers d’accéder à cette classe d’actifs avec des tickets plus accessibles, tout en bénéficiant d’avantages fiscaux spécifiques.

En 2026, l’offre de private equity « retail » s’est considérablement étoffée, portée par la démocratisation via les assurances-vie multisupports et les nouvelles réglementations européennes (ELTIF 2.0).

Les véhicules d’investissement disponibles

Le FCPR (Fonds Commun de Placement à Risques)

Le FCPR est le véhicule de droit commun du capital-investissement en France. Il doit investir au moins 50 % de son actif net en titres de sociétés non cotées ou cotées sur un marché non réglementé. Il existe deux types de FCPR :

  • Le FCPR agréé : soumis à l’agrément de l’AMF, accessible à tous les investisseurs particuliers. Le ticket d’entrée peut être bas (quelques milliers d’euros) mais la diversification interne est limitée
  • Le FCPR allégé : soumis à des règles moins contraignantes, mais réservé aux investisseurs dont la souscription initiale dépasse 10 000 €

Le FPCI (Fonds Professionnel de Capital Investissement)

Le FPCI est réservé aux investisseurs professionnels ou aux particuliers dont la souscription initiale atteint au moins 100 000 €. En échange de ce ticket plus élevé, le FPCI offre une plus grande liberté d’investissement et peut accéder à des opérations non disponibles dans les FCPR grand public : co-investissements directs, fonds de fonds, stratégies secondaires.

Les FPCI des grands fonds (Ardian, Eurazeo, Tikehau) sont les véhicules utilisés par les family offices et les clients privés des banques de gestion de patrimoine.

La SLP (Société de Libre Partenariat)

La SLP est l’équivalent français du Limited Partnership anglo-saxon. Elle offre une transparence fiscale totale (les associés sont imposés directement sur leur quote-part de résultats) et une flexibilité de structuration maximale. Elle est principalement utilisée par les professionnels du secteur et les investisseurs institutionnels.

L’assurance-vie en unités de compte private equity

Depuis 2019 (loi PACTE), les contrats d’assurance-vie peuvent intégrer des unités de compte investies en private equity (FCPR, FPCI, fonds evergreen). Le ticket d’entrée est souvent plus accessible (1 000 à 10 000 €) et la liquidité est partiellement assurée par l’assureur. En contrepartie, des frais supplémentaires s’ajoutent (frais de la UC + frais du contrat d’assurance-vie).

Le PEA-PME

Le Plan d’Épargne en Actions dédié aux PME et ETI (PEA-PME) permet d’investir jusqu’à 225 000 € dans des sociétés de moins de 5 000 salariés et de moins de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Les fonds éligibles (dont certains FCPR) permettent une exposition au private equity via ce véhicule, avec la fiscalité avantageuse du PEA après 5 ans (exonération d’IR sur les plus-values, hors prélèvements sociaux). Ce moyen d’investissement est souvent théorique car référencer des titres non-côtés restent très compliqué pour les teneurs de comptes. 

La fiscalité du private equity en 2026

Exonération IR pour les FCPR éligibles

Les plus-values et revenus distribués par un FCPR éligible sont exonérés d’impôt sur le revenu (mais pas des prélèvements sociaux à 17,2 %) lorsque les conditions suivantes sont réunies :

  • Le fonds investit au moins 50 % de son actif en titres de sociétés non cotées
  • Les parts sont détenues pendant au moins 5 ans à compter de la souscription
  • Les produits ne sont pas réinvestis dans le fonds pendant la période de détention

La réduction IR-PME

Pour les investissements directs dans des PME éligibles (ou via certains fonds), la réduction d’impôt IR-PME s’élève à 25 % des sommes investies, plafonnée à 50 000 € pour un célibataire (soit 12 500 € de réduction fiscale maximum) et 100 000 € pour un couple marié (soit 25 000 € de réduction). Les actions doivent être conservées au moins 5 ans. Chez One Gestion Privée ce type de Private Equity n’est pas mis en avant. La réduction d’impôt étant souvent le vecteur de rentabilité de ces produits. 

L’IFI et le private equity

Les parts de FCPR et FPCI investis dans des sociétés opérationnelles (non patrimoniales) sont en principe exonérées d’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), à condition que le fonds investisse principalement dans des sociétés dont l’actif n’est pas majoritairement constitué d’immobilier. Cette exonération est un avantage supplémentaire pour les contribuables assujettis à l’IFI.

Les points de vigilance avant d’investir

  • L’illiquidité : les capitaux sont généralement immobilisés 5 à 10 ans. Les fonds « evergreen » offrent une liquidité trimestrielle ou semestrielle, mais avec des restrictions importantes en période de stress de marché
  • Les appels de fonds progressifs : dans les FPCI classiques, le capital n’est pas versé en une fois mais appelé par tranches au fil des investissements. La gestion de la trésorerie disponible est à anticiper
  • La sélection du fonds : la dispersion des performances entre les fonds du premier et du dernier quartile est considérable. L’accès aux meilleurs fonds est souvent limité aux investisseurs institutionnels ou aux réseaux de distribution premium
  • Les frais totaux : management fees, carried interest et frais de distribution cumulés peuvent représenter 2 à 3 % de l’actif annuellement. Leur impact sur le rendement net doit être analysé

Quelle allocation au private equity dans un patrimoine ?

Les praticiens de la gestion de patrimoine considèrent généralement qu’une allocation de 10 à 20 % du patrimoine financier en actifs alternatifs illiquides (private equity, dette privée, infrastructure) est cohérente pour un investisseur dont l’horizon est supérieur à 10 ans et dont la situation financière permet l’immobilisation durable des capitaux engagés. Cette fourchette doit être adaptée au cas par cas en fonction des besoins de liquidité, de la fiscalité et des objectifs de transmission.


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