Retraite du chef d’entreprise — PER, Madelin et stratégies de sortie

Retraite du chef d’entreprise : PER, Madelin et stratégies pour compenser le déficit de couverture

En tant que chef d’entreprise ou TNS, votre retraite obligatoire sera mécaniquement inférieure à celle d’un cadre salarié — souvent de 30 à 50 % de moins à cotisations comparables. Ce n’est pas une fatalité : c’est une réalité qui se prépare, avec les bons outils, suffisamment tôt. PER, contrats Madelin, stratégies d’accumulation : découvrez comment construire la retraite que le régime obligatoire ne vous offrira pas.

Le défi de la retraite pour les chefs d’entreprise et TNS

Le Sécurité Sociale des Indépendants (SSI, ex-RSI) offre une couverture retraite structurellement plus faible que le régime général. Les cotisations sont calculées sur un revenu professionnel souvent optimisé à la baisse pour des raisons fiscales — ce qui réduit d’autant les droits acquis. De plus, les premières années de création d’entreprise sont fréquemment des années de faibles revenus, donc de faibles cotisations, créant un retard difficile à combler.

À cela s’ajoute une incertitude sur les revenus futurs : contrairement à un salarié, un dirigeant ne peut pas projeter une évolution linéaire de sa carrière. La préparation de la retraite doit intégrer cette flexibilité — et surtout commencer bien avant que la question ne devienne urgente.

Comment One Gestion Privée vous accompagne

Nos conseillers en gestion de patrimoine établissent un bilan retraite complet et construisent une stratégie d’accumulation sur mesure :

  • Bilan retraite personnalisé — simulation de votre pension obligatoire SSI et identification précise du gap à combler
  • Plan d’Épargne Retraite (PER) individuel — mise en place et optimisation des versements pour maximiser la déduction fiscale (jusqu’à 10 % du revenu professionnel, dans la limite de 8 PASS)
  • Contrats Madelin — maintien ou conversion des anciens contrats Madelin, articulation avec le PER
  • Rachat de trimestres — analyse de l’opportunité et du coût de rachat des trimestres manquants pour valider une carrière complète
  • Stratégies d’accumulation complémentaires — assurance-vie, immobilier de rendement, SCPI, PEA : construction d’un patrimoine générateur de revenus à la retraite
  • Préparation de la sortie — arbitrage entre rente et capital, optimisation fiscale des flux à la liquidation

Ce que vous gagnez concrètement

  • Une vision claire de votre future retraite — montant estimé des pensions, âge de départ optimal, revenus complémentaires nécessaires
  • Une épargne retraite défiscalisée — les versements sur un PER réduisent votre impôt aujourd’hui, tout en préparant vos revenus de demain
  • Un patrimoine productif — les actifs accumulés génèrent des revenus réguliers à la retraite, indépendamment des pensions obligatoires
  • La flexibilité du PER — sortie en rente ou en capital, avec une fiscalité optimisée selon votre situation à la retraite
  • La sérénité — vous savez précisément où vous en êtes et ce qu’il reste à faire

Ils nous font confiance

[Espace témoignages — à compléter par l’équipe One Gestion Privée]

Questions fréquentes sur la retraite du chef d’entreprise

Quelle retraite pour un gérant majoritaire de SARL ?

Le gérant majoritaire de SARL relève du régime des Travailleurs Non-Salariés (TNS) et cotise au SSI (Sécurité Sociale des Indépendants). Sa retraite de base est calculée sur la base de ses revenus professionnels nets, avec un plafond à 1 PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale). La retraite complémentaire (RCI) est gérée par la CNBF pour les professions libérales réglementées, ou par le SSI pour les autres. En pratique, la pension totale d’un gérant majoritaire représente souvent 50 à 60 % de moins que celle d’un cadre salarié à revenus équivalents — d’où l’importance cruciale de mettre en place une épargne retraite complémentaire significative dès le début de l’activité.

Le PER est-il plus avantageux que la loi Madelin ?

Depuis le 1er octobre 2020, les nouveaux contrats Madelin ne sont plus commercialisés : le PER individuel les a remplacés. Le PER présente plusieurs avantages par rapport à l’ancien Madelin : les versements sont plus flexibles (pas de plancher de cotisation obligatoire), la sortie peut se faire en capital (et pas seulement en rente), et les cas de déblocage anticipé sont plus nombreux (acquisition de la résidence principale notamment). La déductibilité fiscale des versements est comparable : jusqu’à 10 % du revenu professionnel net (limité à 8 PASS), ou 10 % du PASS si supérieur. Si vous avez un ancien contrat Madelin, il peut être transféré vers un PER dans des conditions avantageuses.

Comment racheter des trimestres de retraite ?

Le rachat de trimestres (ou « versement pour la retraite ») permet de valider des trimestres manquants pour atteindre une carrière complète, ou pour améliorer le taux de calcul de la pension. Pour les TNS, deux types de rachat sont possibles : les années d’études supérieures (dans les 2 ans après la fin des études, ou à tout âge pour une moins bonne prise en compte) et les années incomplètes (moins de 4 trimestres validés). Le coût varie selon l’âge au moment du rachat — plus tôt vous rachetez, moins c’est cher. Avant de s’engager, une simulation coût/bénéfice est indispensable pour vérifier la rentabilité du rachat par rapport à d’autres placements.

À quel âge commencer à préparer sa retraite ?

La réponse courte : le plus tôt possible. Idéalement, dès le début de l’activité professionnelle. Les premières années de vie active sont celles où l’effet de capitalisation est le plus puissant : un euro épargné à 30 ans vaut bien plus qu’un euro épargné à 50 ans. En pratique, pour un dirigeant de 40 ans souhaitant compenser un déficit de couverture TNS, il est encore possible de construire une épargne retraite significative en 20 ans — à condition d’y consacrer une part suffisante des bénéfices. À 55 ans, les marges de manœuvre se réduisent, mais des stratégies d’accumulation accélérée (PER avec fort effort d’épargne, immobilier locatif, assurance-vie) restent efficaces.

Comment cumuler emploi et retraite ?

Le cumul emploi-retraite permet à un retraité de reprendre ou de poursuivre une activité professionnelle tout en percevant sa pension. Pour les TNS, le cumul est autorisé sous certaines conditions : liquidation de toutes les pensions de retraite obligatoires, atteinte de l’âge légal de départ (62 à 64 ans selon la génération) ou taux plein atteint. Depuis la réforme des retraites de 2023, le cumul emploi-retraite « libéralisé » permet de cotiser pour acquérir de nouveaux droits à retraite. C’est une option intéressante pour les dirigeants qui souhaitent réduire progressivement leur activité plutôt que s’arrêter brutalement. Nos conseillers vous accompagnent pour optimiser la stratégie de sortie d’activité.

Nos articles sur la retraite du chef d’entreprise

[Liens vers les articles du cluster thématique — à compléter au fur et à mesure des publications]